Les
perles de Tahiti sont le fruit d’une
savante alchimie : la température,
le degré de salinité,
la teneur en plancton et des sels
minéraux présents
dans l’eau.
Les perles utilisent deux mécanismes
afin de réfléchir et d’absorber
sélectivement les longueurs d’ondes
de la lumière de manière
à produire des couleurs : la
pigmentation et l’interférence.
C’est
le manteau de l'huitre donneuse
qui est à l’origine
de la perle, cet organe (d'où
l'on prélève le greffon)
possède non seulement les
cellules qui sécrètent
la nacre mais aussi les cellules
pigmentaires, responsables de la
couleur.
L’interférence
est le second mécanisme de production
des couleurs.
La lumière est réfléchie
par les microcristaux d’aragonite
en surface, pendant qu'une partie pénètre
dans les couches sous-jacentes qui renvoient
la lumière vers l’extérieur.
Les réflexions
primaires et secondaires seront en phase
pour certaines couleurs de la lumière
en fonction de l’épaisseur
de la couche.
Les couches empilées parfaitement
produisent des couleurs très
intenses, c'est l'indice de réfraction.
La couleur de
la perle dépend donc de trois
facteurs:
- La manière avec laquelle les
pigments constituant ces microcristaux
diffusent et absorbent les différentes
longueurs d’ondes.
- La composition de la lumière
qui l’éclaire: si on éclaire
une perle aubergine avec de la lumière
bleue, elle apparaît noire parce
que le rouge absorbe toutes les couleurs
dont le bleu.
-De l’interférence due
à sa taille.
La lumière
du jour, réfractée par
les cristaux d’aragonite, décrit
toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.
La couleur n’influe
pas sur la qualité d’une
perle mais sur sa beauté qui
sera perçue différemment
selon les goûts de chacun, la
couleur est un jeu de lumière.